Soyons honnêtes deux minutes.
Tester tous les leviers d’acquisition possibles n’a jamais créé de croissance.
Ça crée surtout de la fatigue.
Du bruit.
Et l’illusion d’avancer.
Un peu de contenu.
Un peu de LinkedIn.
Un outil de cold email.
Un scraper.
Puis un autre outil.
Résultat ?
Beaucoup d’actions.
Très peu de résultats mesurables.
👉 Le problème n’est pas le manque d’outils.
👉 Le problème, c’est l’absence de choix.
Exécuter une stratégie, pas empiler des canaux
Le growth hacking n’est pas un concours de canaux.
C’est un exercice de discipline.
Chaque levier a un rôle précis.
Un objectif précis.
Un contexte précis.
Quand tu empiles des canaux sans logique, tu n’exécutes pas une stratégie.
Tu improvises.
Et l’improvisation coûte cher.
Même quand les leviers sont “gratuits”.
La stratégie vient avant l’action.
Toujours.
Inbound et Outbound : deux logiques, pas deux camps
En acquisition, il n’existe pas cinquante approches.
Il en existe deux.
- Inbound : attirer les bonnes personnes vers toi
- Outbound : aller volontairement vers les bonnes personnes
Ces deux logiques ne s’opposent pas.
Elles se complètent.
Penser que l’une remplace l’autre est une erreur classique.
Penser qu’elles fonctionnent de la même manière en est une autre.
Quand l’inbound marketing est pertinent
L’inbound est une logique de construction.
Lente.
Progressive.
Cumulative.
Il est pertinent quand :
- tu veux bâtir une crédibilité durable
- tu veux réduire ton coût d’acquisition à long terme
- ton marché cherche déjà des réponses
Les avantages
- coût faible sur la durée
- effet boule de neige
- autorité progressive
Les limites
- demande du temps
- exige de la constance
- frustre si mal exécuté
L’inbound récompense la patience.
Il punit l’amateurisme.
Les leviers inbound à faible coût (mais à forte intention)
Le but n’est pas d’être visible partout.
Le but est d’être intéressant quelque part.
Les leviers inbound efficaces :
- contenu organique ciblé
- SEO de niche (pas de masse)
- communautés et groupes spécialisés
- commentaires stratégiques sur les bons contenus
👉 La visibilité n’est pas un KPI.
👉 L’intérêt, oui.
Quand l’outbound devient nécessaire
L’outbound sert à créer des opportunités plus rapidement.
Il est indispensable quand :
- tu es en B2B
- les cycles de vente sont longs
- le ciblage est précis
- attendre n’est pas une option
Non, l’outbound n’est pas du spam.
Le spam, c’est :
- parler à tout le monde
- sans contexte
- sans valeur
Un outbound bien exécuté est ciblé, respectueux et utile.
Outbound moderne : les règles non négociables
Tu ne prospectes pas une audience.
Tu contactes une personne.
Principes fondamentaux :
- ciblage avant outil
- personnalisation avant automatisation
- valeur avant offre
- droit de sortie clair
Si tu ignores ces règles, tu brûles la confiance.
Si tu les respectes, tu l’installes.
LinkedIn Outreach : ouvrir un dialogue, pas closer
Le LinkedIn Outreach n’est pas du social selling déguisé.
Ce n’est pas :
- vendre au premier message
- pitcher une offre
- forcer une prise de rendez-vous
C’est initier une conversation.
🎯 Objectif : le dialogue
❌ Objectif : le closing immédiat
Sur LinkedIn, tu engages avant de proposer.
Cold Email responsable : prospecter sans agresser
Un bon cold email n’est pas intrusif.
Il est pertinent.
Il montre :
- que tu sais à qui tu parles
- pourquoi tu écris
- pourquoi ça peut l’aider
Les erreurs fatales
- messages génériques
- promesses floues
- relances agressives
- automatisation trop précoce
Le volume ne corrige jamais un mauvais message.
Social Selling : vendre grâce à la relation
Le social selling fonctionne… quand on ne va pas trop vite.
La séquence est simple :
- visibilité cohérente
- interactions intelligentes
- construction de la confiance
- proposition au bon moment
Le timing est un levier.
Mal utilisé, il détruit la vente.
Bien utilisé, il la rend naturelle.
Il n’existe pas de levier universel
Un levier efficace en B2B peut être inutile en B2C.
Un marché mature ne réagit pas comme un marché émergent.
Pour choisir, tu dois regarder :
- ton modèle business
- ton cycle de vente
- tes ressources
- la maturité de ton marché
Choisir un levier, ce n’est pas suivre une tendance.
C’est répondre à un contexte.
Un levier sans suite ne sert à rien
C’est ici que beaucoup échouent.
- trafic sans landing page = fuite
- landing page sans filtre = leads inutiles
- lead sans email = relation morte
Chaque levier doit :
- pointer vers une landing page claire
- filtrer les bons profils
- déclencher une suite logique (email, CRM)
L’acquisition n’est jamais isolée.
Elle fait partie d’un système.
Exemple de parcours d’acquisition cohérent
Un schéma simple suffit souvent :
- levier d’entrée précis
- landing page orientée action
- email de contextualisation
- activation progressive
Pas besoin de complexité.
Besoin de cohérence.
Mesurer ce qui compte vraiment
Ce que tu dois analyser :
- taux de réponse
- taux de conversion
- coût par lead
- qualité des leads
Un levier avec moins de volume mais plus de qualité gagne toujours.
Tester, mesurer, itérer : la vraie méthode growth
La méthode est simple :
- lancer petit
- observer
- mesurer
- optimiser… ou arrêter
Arrêter un levier inefficace n’est pas un échec.
C’est une preuve de maturité stratégique.
Les erreurs d’exécution les plus fréquentes
Toujours les mêmes :
- copier des scripts
- automatiser trop tôt
- multiplier les canaux
- ignorer l’email et le CRM
Beaucoup échouent non par manque d’effort.
Mais par manque de structure.
Conclusion : la cohérence crée la performance
L’exécution n’a de valeur que si elle est structurée.
Les leviers ne sont que des moyens.
La cohérence fait la performance.
L’acquisition ne vend pas toujours immédiatement.
Elle prépare la relation.
Et quand la relation est bien préparée,
la vente devient une conséquence logique.
Laisser un commentaire